Samedi 17 octobre 2026, la journée de mobilisation nationale a tourné aux violences dans le centre de Bordeaux. Vitrines brisées, magasins pillés rue Sainte-Catherine, résidence préfectorale envahie : les commerçants de l’hypercentre ont été en première ligne. Au-delà du choc, une question se pose pour chaque gérant : comment se préparer si la situation se reproduit ?

Ce qui s’est passé le 17 octobre à Bordeaux

Le rassemblement principal a débuté à 14 heures place de la Bourse et a réuni au moins 5 000 personnes selon France 3 Nouvelle-Aquitaine, dans une mobilisation mêlant lycéens, étudiants, syndicats et Gilets jaunes. Après le défilé jusqu’à la rue Sainte-Catherine, des groupes se sont dispersés dans le centre et la journée a laissé place à des dégradations et à des pillages.

Au lendemain des faits, les autorités ont fait état de 110 interpellations, dont une part importante de mineurs, et de 63 policiers blessés. Le maire de Bordeaux, Thomas Cazenave, et la préfète de la Gironde, Sophie Brocas, ont estimé qu’entre 50 et 100 magasins avaient été dégradés en centre-ville. Plusieurs enseignes de la rue Sainte-Catherine ont été visées, de même que la résidence préfectorale, rue Vital-Carles.

La rue Sainte-Catherine à Bordeaux, rue piétonne commerçante bordée de magasins
La rue Sainte-Catherine, principale artère commerçante de Bordeaux, a été la plus touchée. Photo : Marc Ryckaert, CC BY 3.0, via Wikimedia Commons

Dès le week-end, les équipes de Bordeaux Métropole ont sécurisé plus de quarante vitrines. La CCI Bordeaux Gironde a réactivé sa cellule d’appui et envoyé des conseillers sur le terrain. Une réunion entre la mairie, la préfecture, la CCI, la Chambre de métiers et les représentants des commerçants est prévue le mardi 20 octobre à l’hôtel de ville.

Avant : se préparer sans attendre la prochaine date

Une manifestation déclarée est connue à l’avance, avec un lieu de départ et un parcours. Ce délai est précieux : il permet de décider, à froid, ce que l’on fera le jour venu.

  1. Suivre les annoncesPréfecture de la Gironde, mairie, réseau TBM (interruptions de tram annoncées la veille), presse locale : le parcours et les horaires donnent une première idée de l’exposition du magasin.
  2. Fixer un seuil de fermetureDécider à l’avance qui prend la décision de fermer, à partir de quels signes, et comment prévenir l’équipe.
  3. Réduire ce qui attireRetirer les articles de valeur de la vitrine, limiter le stock en surface de vente et les espèces en caisse les jours sensibles.
  4. Vérifier les protectionsRideau métallique, grille, film anti-effraction, alarme et transmission : tout doit fonctionner avant le jour J, pas après.
  5. Relire son contrat d’assuranceLes garanties vandalisme, bris de glace et perte d’exploitation ne sont pas toujours incluses : mieux vaut le savoir avant un sinistre.

Pendant : la sécurité des personnes d’abord

Agente NOX SECURITY à la porte d’un établissement
À l’entrée, l’agent filtre l’accès et donne l’alerte : il ne s’expose pas face à un groupe.

Quand la situation dégénère, la marchandise passe après les personnes. Un groupe déterminé à piller ne se raisonne pas, et tenter de s’interposer expose les salariés à des violences graves.

Bons réflexes

  • fermer tôt, rideau baissé, dès les premiers signes de tension dans la rue ;
  • regrouper le personnel et les clients présents à l’abri, loin de la vitrine ;
  • appeler le 17 en cas de danger et donner une adresse précise ;
  • laisser l’alarme et la vidéoprotection faire leur travail.

À éviter

  • s’interposer physiquement face à un groupe ;
  • sortir sur le trottoir pour filmer ou discuter ;
  • laisser un salarié seul pour fermer le magasin ;
  • rouvrir avant d’avoir des informations fiables sur la situation.

Un agent de sécurité privée n’a pas de pouvoirs de police. Sa mission se déroule à l’intérieur du site ou à ses abords immédiats : il contrôle les accès, aide à la fermeture rapide, protège l’évacuation du personnel, alerte les forces de l’ordre et rend compte. Le maintien de l’ordre sur la voie publique relève exclusivement de la police et de la gendarmerie.

Après : sécuriser, constater, déclarer

C’est souvent la période la plus sous-estimée. Un magasin dont la vitrine est brisée reste ouvert à tous la nuit suivante, parfois plusieurs nuits, le temps qu’un vitrier intervienne. Les marchandises restantes, le matériel informatique et les documents sont alors exposés.

La CCI rappelle de distinguer les dégâts matériels des pertes liées à la fermeture, et de garder toutes les pièces justificatives. Les commerçants peuvent aussi s’inscrire au dispositif Vigi-Entreprise 33 pour recevoir des alertes sur les délits signalés dans leur secteur.

Quand faire appel à un prestataire de sécurité

Un dispositif humain n’empêche pas une émeute, et aucun prestataire sérieux ne le prétendra. Il est en revanche utile à trois moments : le jour d’une manifestation annoncée, pour organiser une fermeture maîtrisée et contrôler les accès d’un grand magasin ou d’une galerie ; dans les heures qui suivent des dégradations, pour garder un local ouvert aux quatre vents jusqu’à sa réparation ; et dans les semaines suivantes, quand des rondes en soirée permettent de vérifier la fermeture des rideaux et de signaler toute anomalie.

Le dispositif se cale avec vous : horaires, consignes, numéros à appeler, conduite à tenir selon la situation. Un agent doit être titulaire d’une carte professionnelle délivrée par le CNAPS, et l’entreprise d’une autorisation d’exercer.

Protéger votre commerce avec NOX SECURITY

NOX SECURITY accompagne les commerçants de Bordeaux et de la Gironde : agents à l’entrée les jours sensibles, gardiennage de nuit après un sinistre, rondes de surveillance. Consultez notre page sécurité des commerces ou décrivez-nous votre situation pour une réponse rapide.

Sources

NOX SECURITY intervient à Bordeaux, Mérignac, Pessac, Libourne et sur le Bassin d’Arcachon.